Pull Brest ou la sortie de mon premier patron de tricot

C’est un article un peu particulier ce soir que j’écris. L’annonce de la sortie de mon premier patron de tricot, celui du pull Brest. Vous aviez pu l’apercevoir sur le photos d’un article antérieur à propos des pulls d’hiver.

Si vous me suivez sur instagram ou facebook, vous l’aurez déjà lu, le pull Brest est un pull pour enfant avec des noppes ! Les noppes, parfois aussi appelées « point pop-corn » sont véritablement un point que j’aime sur les tricots pour enfants, et ne trouvant pas ce que je souhaitais, j’ai décidé de le faire par moi-même.

En ce qui concerne sa construction, ce pull ce tricote de haut en bas, en « top-down » et en raglan. Cela vous permet d’ajuster sa taille au porteur et évite les coutures de fin de tricot puisqu’il se tricote en rond sur des aiguilles circulaires.

J’ai choisi de les tricoter en laine de chez Bouclelaine, découverte coup de cœur au festival des Fibres aux fils. Tout ce mois de février, Bouclelaine vous offre le patron lors de l’achat de la laine !

Vous pourrez ensuite le trouver sur Ravelry en téléchargement (vous y trouvez aussi les versions des testeuses) .

J’espère que vous serez heureux de tricoter ce modèle, n’hésitez pas à m’envoyer vos photos ou à me contacter si vous avez des questions.

 

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janvier – 2017

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Janvier . Commencer. Observer. Courrir. Ecrire et dessiner. Chercher. Buller. Modeler et expérimenter. Dessiner. Compter. Patiner.

Février…

#8 – Mon Tour de France Laineux – réaliser un tapis avec la laine de La Filature de la Vallée des Saules (FVS- Lily Neige) – 59

Aujourd’hui je vous parle du tapis élu le tapis le plus doux du monde dans notre maison ! Réalisé avec la laine provenant de La Filature de la Vallée des Saules (Nord- 59), c’est un projet simple à réaliser.

 

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Lorsque j’ai reçu l’écheveau de Crazy Big Yarn, je me suis demandée ce que je pourrais faire de ces 600 grammes de laine ! Un genre de correspun géant, du pur alpaga, teinté aux colorants Green Shades voilà quels étaient les éléments en ma possession.

J’ai pensé à divers projets : capeline, couverture, tissage… et puis un jour j’ai pu consigner mon idée sur mon petit carnet à projets !
J’ai tout simplement cousu ce tapis en enroulant le fil sur lui-même (avec un fil de couture en laine). Si vous voulez tenter l’expérience par vous même : travaillez à plat le plus possible, ne serrez pas trop.

La Filature de la Vallée des Saules, c’est une entreprise française qui propose une gamme de produit très étendue : des fibres aux fils. N’hésitez pas à les suivre sur leur compte Instagram, on y voit parfois de jolis films de leurs machines. Ils sont aussi éleveurs, connaissent donc bien les conditions d’élevages de leurs animaux et maîtrisent tout le circuit. Une adresse à mettre dans vos favoris !

Maintenant, j’ai envie de tapis partout et j’ai plein de nouvelles idées de fabrication…

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Décembre

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En décembre, il y a eu quelques belles journées ensoleillées mais emmitouflées. Il y a eu des expériences de sciences à tout va, des feux beaux comme des feux de joies, et des derniers jours très froids, givrés et glacés.

Belle et douce nouvelle année à tous et toutes !

Des manteaux en laine pour l’hiver

Coudre des manteaux est vraiment un exercice que j’aime. Cette année, deux des enfants en avaient besoin ( pour notre second, nous avions un manteau de l’an passé parfait!). Une bonne occasion de profiter de l’autonomie grandissante du plus jeune pour me remettre à la couture machine.

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Pour la version bleue, de nouveau j’ai utilisé le patron Féérique de chez Her Little World. Le premier cousu étant devenu franchement trop juste. Désormais, je ne suis plus vraiment seule à choisir et décider des tissus qui seront utilisés, le coupon de laine a donc été un choix commun et celui de wax était déjà dans mon armoire depuis quelques semaines. Pas de passepoil, juste des surpiqures, des boutons recouverts, et un tissus « fourrure » choisie par l’intéressée. Une version relativement « passe partout », si ce n’est que ce bleu roi et le wax sont coordonnés et mettent de la couleur dans le gris de l’hiver ou lors des sorties en ville !

Pour la version grise, de nouveau un coupon de laine et du wax ! La laine m’avait été offerte et je la gardais précieusement en attendant de lui trouver un projet. Ce patron d’Ottobre ( numéro d’hiver 6-2015) logeait pile dans mon coupon. Quelques surpiqures de nouveau, des boutons récupérés, et le plus jeune de la famille avait lui aussi son manteau.

Évidement le combo wax+laine me ravie. Duo gagnant pour eux et moi qui ai repris avec joie du temps devant la machine.

Belle fin d’année à vous qui passez par ici,

Camille

Nos journées dehors

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Il m’a fallu quelques semaines pour me mettre à la rédaction de cet article. Depuis le mois de septembre, je passe significativement moins de temps sur internet, notre nouveau rythme de vie nous permettant une « slow life », déconnectée de la vitesse des mails, des interactions des réseaux sociaux qui me happe vite… mais l’envie de partager cette expérience et de faire une observation après 4 mois sont présents.

Notre emploi du temps est allégé comparé aux mois précédents l’ief (les aller-retours à l’école, les réunions,…) tout en me paraissant plus dense, plus rempli.  Cet emploi du temps n’est pas aussi rempli ni aussi défini que certaines familles non-sco; tout en étant relativement cadré en comparaison de famille qui sont complètement en « unschooling ». J’ai la sensation d’un équilibre entre ces deux choix.
Les activités de musique de notre aînée, une demi-journée à l’école, notre rendez-vous à l’amap sont par exemple des moments qui rythment la semaine.

Une journée dans notre semaine est cependant définie comme étant notre »journée dehors ». Le principe est assez simple, nous sortons le matin et ne rentrons que le soir, ou dans l’après-midi depuis que le froid est plus fort et que les corps des enfants ont besoin de repos au chaud.

Le lieu…

Au début, j’ai cherché un lieu comme une forêt, des petits bois pour y établir un petit campement. J’avais à l’esprit les diverses expériences de kindergarten des pays nordiques. Je n’ai pas trouvé de lieu de ce type à proximité, nous avons donc décidé de programmer nos journées au fond du jardin, abrités par deux haies, près de l’étang. Les chemins alentours nous permettent des explorations, des récoltes.

Dans un premier temps j’avais en tête qu’il nous faudrait fabriquer un peu de matériel (tables, supports à bonbonnes, toilettes sèches…) et je comptais sur les autre adultes participants pour m’y aider. Je pensais aussi que j’aurai à proposer régulièrement des activités aux enfants …
En réalité, nous n’avons rien construit pour le moment (peu de bras, des bambins qui ont besoin de bras, de tétés…) et j’ai rarement proposé des activités aux enfants. Nous avons fait quelques guirlandes de feuilles et baies, réalisé quelques empreintes par frottés… et tout le reste a été impulsé par les enfants, sur le moment.
Ces deux constats ne sont pas décevants ni un échec à mes yeux. Nous avons juste pris le temps de faire d’autres choses !

Nos équipements…

D’autre enfants non scolarisés sont présents avec leurs parents, ce qui offre des possibilités d’échanges, de jeux multi-âges.  Chacun vient s’il le souhaite, sans engagement. Le matin, nous sortons entre 10h et 10h30. Chacun arrive et repart quand il le souhaite. Nous apportons nos repas, que nous pouvons réchauffer au coin du feu !
Je n’ai souvent pas l’heure sur moi, alors nous faisons appel à nos sens pour savoir si nous avons besoin de manger.
Les enfants sont équipés pour parer au froid et marcher, crapahuter, grimper partout. En pratique, il sont habillés de pulls de laine, de manteaux imperméables, portent des salopettes imperméables et des chaussures de marche !

Ces dernières semaines, nous avons surtout marché dans les chemins de campagne. Les enfants marchent à leur rythme et sont capables de parcourir de longues distances, en même temps nous nous réchauffons, récoltons, ramassons des bâtons, des pierres…

Un lien fort à la nature
En quelques mois, les enfants et les adultes qui les accompagnent ont pu expérimenter, vivre dans la nature, et plus seulement par de brefs contacts comme ceux que l’on peut avoir lorsque l’on sort se promener ou jouer dans le jardin.
En quelques mois, les paysages et le climat ont changé. Le froid s’est installé, le soleil ne se lève plus exactement au même endroit… Ces expériences en plus d’être vécues, ont pu déboucher sur des apprentissages (se servir d’un thermomètre, réaliser un relevé de températures par exemple). Les champs ont été moissonnés, sont ressemés ou laissés en jachère. Les animaux ne paissent plus aux même endroits.  C’est une somme considérables d’expériences sensorielles qui sont à la portée de nos enfants. Ces expériences raisonnent en eux et leur offre de nouveau sujets de découvertes en permanence. J’ai la sensation que l’immersion sur un long temps renforce ces observations, voire les permet sans qu’elles soient « dirigées » par un accompagnant. Un lien fort à la nature environnante s’installe.

Les enfants expérimentent aussi la vie en plein air. La présence du feu, son allumage par divers moyens. Les plus habiles sont équipés de couteaux à bois et bricolent, fabriquent…

Je pense que je pourrais encore écrire des dizaines de lignes à propos de nos expériences de journée dehors, mais je vais seulement ajouter un dernier élément, celui de la cohésion entre enfants et parents:
Lors de ces journée, pas de « tâche quotidienne », pas de téléphones, … nous sommes focalisés sur ce que nous faisons, ce que nous vivons. C’est un temps fort de reconnexion à soi, aux autres et à la nature pour moi.

Nos prochaines journées ?
Allons nous faire évoluer nos journées ?
Nos prochaines journées vont probablement évoluer … j’aimerai que notre feu serve plus, en construisant un trépied et en m’équipant de récipients plus adaptés. Je pense que certaines écharpes de portage vont être recyclées en hamac quand nous pourrons refaire la sieste dehors. Si vous avez des idées, n’hésitez pas à les partager !

Si vous avez envie de nous rejoindre, n’hésitez pas à me contacter en laissant un commentaire à ce message ! Nous sommes dans les Deux-Sèvres, proches de Bressuire.

 

Novembre

 

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Le froid est arrivé en quelques jours. Les matins givrés qui craquent sous les bottes ont fait notre bonheur.
Novembre, c’est le mois du retour d’un bateau du Vendée Globe au port, la journée sur la plage au soleil. Ce sont des jeux dehors sous les pulls, de marches dans les feuilles, et puis la poursuite des activités dans la maison, les projets au ralenti mûrissant dans les esprits et les corps.

Chandails pour le froid…

Cette année je me suis fixée pour objectif d’offrir un pull et un gilet tricotés aux enfants. Mon objectif est presque atteint puisque je n’ai plus qu’à terminer un gilet pour l’aînée et tous auront de quoi passer du temps dehors chaudement vêtus !

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Pour le plus jeune, j’ai choisi de remplacer le gilet par un pull. Je trouve que c’est plus confortable pour lui quand il crapahute et je suis sûre qu’il n’attrape pas froid au ventre en cas d’ouverture. De plus, en plein apprentissage de l’habillage autonome, c’est plus à sa portée d’enfiler que de boutonner. Il a donc (en plus des pulls et gilets hérités de sa fratrie !) un petit pull Binic, ainsi qu’un pull vert dont j’ai créé le patron. Tricoté aussi en Bouclelaine, c’est un pull raglan avec des noppes (j’en mettrai partout en ce moment !). Vous pouvez l’apercevoir en haut de la pile.

Pour le cadet, j’ai tricoté un gilet Oscar moutarde et un pull vert  en mérinos de Katia ( pour vider les stocks !). C’est un pull avec une poche au milieu ( idéale pour y stocker glands, marrons, cailloux, bâtons…), et des coudières (j’adore ce détail bien conçu qui tombe exactement sur les coudes). Le patron est d’Abby, il s’appelle « Belly Pocket Pullover », vous le trouverez sur Esty ici.

Enfin, l’aînée de la famille attend son gilet (patron maison et dessiné conjointement) qui sera aussi l’objet d’un test pour mon tour de France laineux. Elle porte presque en continu son nouveau pull super doudou ! C’est un Flex de Tin can Knit, entièrement tricoté en laine filée main.
Je dois dire que je suis plutôt satisfaite de ce tricot. Les fibres du pull sont un mélange. En effet, un partie vient d’un cadeau de mérinos, et l’autre de la Box Couleurs de Caplaine, et de petits ajouts restant de nappes précédentes. J’ai donc teint mérinos, soie, maco mérinos, mourerous pré-alpes, mohair, Wensdeyle… cardés et mélangés sur une planche, puis filés … Quelques heures de travail plus tard tombait de mes aiguilles un joli pull rapidement adopté. Quelques grammes de fibres transformés en un vêtement douillet et chaud !

Un nombre de pièce réduit dans leur garde robe mais de qualité, voici l’option retenue pour cette année. Et vous, comment choisissez vous de tricoter pour enfants ? ou bien pour vous  ?

#7 – Mon Tour de France Laineux – Tricoter local avec les Toisons Bretonnes (29)

Voilà deux mois que je n’ai pas publié de compte rendu de test de fibre ! Petit retour avec de la laine des Toisons Bretonnes …

 

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Nouveau test, mais région similaire ! Trésor rapporté du festival des Fibrophiles (encore !), 3 écheveaux de la marque Les Toisons Bretonnes ont atterris dans mon panier à tricot.
Un coup de coeur pour cette couleur moutarde, choisie dans la gamme « Bruyère » et appelée Melen. La laine est chinée grâce au filage d’un pourcentage de laine noire en complément de la blanche.

La marque propose de nombreux produits. Pour la laine, diverses options :
– une gamme « origine », filée en 2,3 ou 4 fils, teinte en colorant naturel ou pas, ou de couleur naturelle.
– une gamme « bruyère », filée en 2 ou 3 fils, et teinte.
– une gamme « chinée », filée en 2,3 ou 4 fils, et qui propose un fil de couleur retordu à un fil foncé.

L’entreprise valorise donc les fils colorés d’origines et c’est un sacré bon point quand on sait que les toisons foncées sont souvent mises au rebut faute de pouvoir être teintes.

Pour le reste de leur démarche, c’est aussi un quasi sans faute à en lire la description faite sur le site :

« Laine issue d’élevages bretons et ligériens, qui respectent une charte d’élevage stricte, comme le bien-être des animaux, une alimentation saine sans pesticides, ni ogm et, lorsqu’ils sont nécessaires, des traitements à base de produits naturels.
Les toisons proviennent de moutons des races Landes de Bretagne et Belle-Ile.

Les différentes étapes de production sont toutes réalisées en France :
nous collectons les toisons au Printemps, elles partent ensuite au lavage en Haute-Loire, puis au filage dans la Creuse.

La laine est teinte selon la norme Oeko-Tex 100 (premier label visant à garantir les qualités humano-écologiques des textiles : exempt de produits toxiques pour le corps et pour l’environnement).

C’est une laine sèche qui s’assouplira dès le 1er lavage. »

De nombreux autres produits sont proposés (nappes cardées, produits finis, literie, vêtements…) et même des kits tricot.

Prévue à l’origine pour être transformé en un pull pour ma douce, ce moutarde n’a pas trouvé grâce à ses yeux ( ou comment dire poliment qu’elle a carrément fait la moue en la voyant). Ce qui a fait le bonheur de son frère, pour qui j’ai opté pour le gilet « Oscar » de Julie, aka Lili comme Tout, patron lui aussi rapporté du festival.
Il m’aura fallu presque 2 mois pour venir à bout de ce gilet qui s’est transformé un moment en un  » tricot-boulet »… probablement parce que mon choix de laine n’était pas en adéquation avec le patron.
Je suis contente de l’avoir terminé et mon grand le porte régulièrement (en dépit du fait qu’il soit un peu grand).

Après utilisations, lavages, bref vraie vie d’un gilet d’enfant ( le bois, les feux dehors …) je peux faire un retour plus précis sur la laine. Après le premier lavage à la main, elle s’est de suite adoucie perdant son côté rêche, elle s’est également assouplit, le tricot est plus léger et fluide mais du coup un peu détendu.  Elle n’a pas « boulochée » aux coudes, aux poignets, ce qui est un bon point pour la vie du gilet. Je lui ai fait subir le lavage en machine ( programme laine, température 20°c  et essorage à 500 t/min.) dans l’idée de resserrer un peu mon tricot et mon audace a payé.

Au final, si vous souhaitez un pull robuste mais qui ne vous piquera pas le cou, ou encore un joli bonnet, foncez !

 

Le site des Toisons Bretonnes c’est ici.

Le site de Lili comme Tout, créatrice du patron, c’est là.

 

Octobre

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Octobre est passé si vite, nos journées denses me laissent l’impression d’un mois rempli de journées dehors, de jeux et d’observation de la nature qui a changé rapidement.

En octobre il y a eu des premiers pas, des citrouilles du jardin, des heures à dos de poney, des tricots, des heures de couture à la main, des travaux dans la maison, du jardinage, des veillées dehors autour du feu et nos premières soupes…

Beau mois de novembre à vous !