Nos journées dehors

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Il m’a fallu quelques semaines pour me mettre à la rédaction de cet article. Depuis le mois de septembre, je passe significativement moins de temps sur internet, notre nouveau rythme de vie nous permettant une « slow life », déconnectée de la vitesse des mails, des interactions des réseaux sociaux qui me happe vite… mais l’envie de partager cette expérience et de faire une observation après 4 mois sont présents.

Notre emploi du temps est allégé comparé aux mois précédents l’ief (les aller-retours à l’école, les réunions,…) tout en me paraissant plus dense, plus rempli.  Cet emploi du temps n’est pas aussi rempli ni aussi défini que certaines familles non-sco; tout en étant relativement cadré en comparaison de famille qui sont complètement en « unschooling ». J’ai la sensation d’un équilibre entre ces deux choix.
Les activités de musique de notre aînée, une demi-journée à l’école, notre rendez-vous à l’amap sont par exemple des moments qui rythment la semaine.

Une journée dans notre semaine est cependant définie comme étant notre »journée dehors ». Le principe est assez simple, nous sortons le matin et ne rentrons que le soir, ou dans l’après-midi depuis que le froid est plus fort et que les corps des enfants ont besoin de repos au chaud.

Le lieu…

Au début, j’ai cherché un lieu comme une forêt, des petits bois pour y établir un petit campement. J’avais à l’esprit les diverses expériences de kindergarten des pays nordiques. Je n’ai pas trouvé de lieu de ce type à proximité, nous avons donc décidé de programmer nos journées au fond du jardin, abrités par deux haies, près de l’étang. Les chemins alentours nous permettent des explorations, des récoltes.

Dans un premier temps j’avais en tête qu’il nous faudrait fabriquer un peu de matériel (tables, supports à bonbonnes, toilettes sèches…) et je comptais sur les autre adultes participants pour m’y aider. Je pensais aussi que j’aurai à proposer régulièrement des activités aux enfants …
En réalité, nous n’avons rien construit pour le moment (peu de bras, des bambins qui ont besoin de bras, de tétés…) et j’ai rarement proposé des activités aux enfants. Nous avons fait quelques guirlandes de feuilles et baies, réalisé quelques empreintes par frottés… et tout le reste a été impulsé par les enfants, sur le moment.
Ces deux constats ne sont pas décevants ni un échec à mes yeux. Nous avons juste pris le temps de faire d’autres choses !

Nos équipements…

D’autre enfants non scolarisés sont présents avec leurs parents, ce qui offre des possibilités d’échanges, de jeux multi-âges.  Chacun vient s’il le souhaite, sans engagement. Le matin, nous sortons entre 10h et 10h30. Chacun arrive et repart quand il le souhaite. Nous apportons nos repas, que nous pouvons réchauffer au coin du feu !
Je n’ai souvent pas l’heure sur moi, alors nous faisons appel à nos sens pour savoir si nous avons besoin de manger.
Les enfants sont équipés pour parer au froid et marcher, crapahuter, grimper partout. En pratique, il sont habillés de pulls de laine, de manteaux imperméables, portent des salopettes imperméables et des chaussures de marche !

Ces dernières semaines, nous avons surtout marché dans les chemins de campagne. Les enfants marchent à leur rythme et sont capables de parcourir de longues distances, en même temps nous nous réchauffons, récoltons, ramassons des bâtons, des pierres…

Un lien fort à la nature
En quelques mois, les enfants et les adultes qui les accompagnent ont pu expérimenter, vivre dans la nature, et plus seulement par de brefs contacts comme ceux que l’on peut avoir lorsque l’on sort se promener ou jouer dans le jardin.
En quelques mois, les paysages et le climat ont changé. Le froid s’est installé, le soleil ne se lève plus exactement au même endroit… Ces expériences en plus d’être vécues, ont pu déboucher sur des apprentissages (se servir d’un thermomètre, réaliser un relevé de températures par exemple). Les champs ont été moissonnés, sont ressemés ou laissés en jachère. Les animaux ne paissent plus aux même endroits.  C’est une somme considérables d’expériences sensorielles qui sont à la portée de nos enfants. Ces expériences raisonnent en eux et leur offre de nouveau sujets de découvertes en permanence. J’ai la sensation que l’immersion sur un long temps renforce ces observations, voire les permet sans qu’elles soient « dirigées » par un accompagnant. Un lien fort à la nature environnante s’installe.

Les enfants expérimentent aussi la vie en plein air. La présence du feu, son allumage par divers moyens. Les plus habiles sont équipés de couteaux à bois et bricolent, fabriquent…

Je pense que je pourrais encore écrire des dizaines de lignes à propos de nos expériences de journée dehors, mais je vais seulement ajouter un dernier élément, celui de la cohésion entre enfants et parents:
Lors de ces journée, pas de « tâche quotidienne », pas de téléphones, … nous sommes focalisés sur ce que nous faisons, ce que nous vivons. C’est un temps fort de reconnexion à soi, aux autres et à la nature pour moi.

Nos prochaines journées ?
Allons nous faire évoluer nos journées ?
Nos prochaines journées vont probablement évoluer … j’aimerai que notre feu serve plus, en construisant un trépied et en m’équipant de récipients plus adaptés. Je pense que certaines écharpes de portage vont être recyclées en hamac quand nous pourrons refaire la sieste dehors. Si vous avez des idées, n’hésitez pas à les partager !

Si vous avez envie de nous rejoindre, n’hésitez pas à me contacter en laissant un commentaire à ce message ! Nous sommes dans les Deux-Sèvres, proches de Bressuire.

 

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